Plan de travail et travail à domicile

Plan de travail et travail à domicile

L’acquisition par les élèves de comportements essentiels à leur scolarité est une priorité des enseignants de chaque cycle. Par contre, les contextes dans lesquels les élèves sont plus particulièrement invités à développer ces comportements peuvent varier d’un cycle à l’autre. Dans le tableau ci-après, vous retrouverez les objectifs comportementaux communs à toute l’équipe et le contexte que chacun des trois cycles privilégie pour les poursuivre.

Le plan de travail est un ensemble d’activités d’exercisation ou de recherche, le plus souvent individuelles, parfois collectives. Il poursuit des objectifs d’apprentissages cognitifs ET comportementaux.

Zoom sur un type de plan de travail au DS

Le plan de travail se compose d’une série d’activités à réaliser dans un temps imposé. Généralement, il s’étale sur un mois à raison de trois périodes d’une demi-heure par semaine.
L’élève doit apprendre à planifier et à organiser son travail pour relever des défis, effectuer des recherches, procéder à des expériences, rédiger des écrits,… à partir de situations mobilisatrices données. Ainsi, il apprend à questionner et à se questionner. Il développe de nouvelles compétences et construit ses savoirs.
En fin de période, l’enfant liste ses nouveaux acquis, dresse un bilan de son travail et mentionne son degré de satisfaction au regard des tâches réalisées.
Les périodes affectées au plan de travail permettent à l’enseignante de rencontrer individuellement chaque enfant. Ces moments d’évaluation formative interrogent l’enfant sur les stratégies qu’il a mises en place pour atteindre ses objectifs.

Le travail à domicile est un lien entre l’école et la maison. Il permet aussi de compléter le travail mené en classe par un entraînement essentiel à la fixation des savoirs. Les élèves exerceront leur mémoire, leur concentration et leur capacité d’investigation.
Progressivement ils devront gérer leur travail vers l’autonomie et se prépareront en fin de scolarité primaire à la réalité des études secondaires.
Cependant, le travail à domicile ne devrait pas renforcer les inégalités des familles face aux exigences scolaires et leur imposer de prendre en charge ce qui incombe à l’école. Dès lors, nous organisons le travail à domicile de la façon suivante :
Il exclut l’avancement dans une matière non travaillée en classe, l’achèvement d’exercices non terminés (sauf négociation préalable avec l’élève et sa famille), la correction d’exercices faisant appel à la compréhension d’une matière complexe.
Une production réalisée à domicile n’est pas cotée puisque le soutien parental est évidemment libre de s’exercer.
Si son accomplissement pose des difficultés persistantes à l’enfant ou à sa famille, nous invitons celle-ci à le signaler afin qu’ensemble nous établissions un contrat qui respectera à la fois le contexte familial, l’enfant et les exigences de l’école.

Spécificité du travail à domicile en première et deuxième années primaires :

« Si les travaux à domicile sont interdits en tant que tels en première et deuxième années primaires, de courtes activités par lesquelles il est demandé à l’élève de lire ou de présenter à sa famille ou à son entourage ce qui a été réalisé ou construit en classe sont par contre autorisées.
Il s’agit ainsi non seulement de reconnaître l’importance de l’apprentissage de la lecture, mais aussi de prendre en compte l’intérêt, pour l’enfant, d’avoir l’occasion d’être fier devant ses parents, son entourage, son milieu d’accueil, de présenter sous quelle que forme que ce soit ( racontée, lue, dessinée, jouée, écrite…) ce qu’il a appris à l’école. Insistons : le but poursuivi à travers ces activités demandées à l’enfant est bien de lui permettre de valoriser auprès de son entourage ce qu’il a appris à l’école et non de l’amener à se livrer à des exercices répétitifs. »
(circulaire 108, 13/05/2002)

Ces présentations pourront utilement s’appuyer sur les documents donnés ou élaborés en classe (livre, manuel, synthèse…).
Elles ne feront l’objet d’aucune vérification ni évaluation par l’enseignant(e).
Elle seront inscrites dans le carnet de bord.

En parallèle à ces présentations, le degré inférieur exploite trois voies pour renforcer le niveau d’apprentissage des élèves et les liens entre l’école et les familles :
un ensemble d’entraînements, de manipulations, de recherches, à partir de documents fournis par l’école, de jeux… seront proposés chaque semaine aux familles qui désirent mettre leur enfant au travail à la maison. Ces entraînements sont parfaitement facultatifs et les élèves qui passeront à côté ne pourront pas être pénalisés dans la construction de leurs apprentissages en classe.
Si ils/elles jugent que la situation scolaire d’un/e élève serait utilement servie par une plus étroite collaboration entre l’école et la famille, les titulaires peuvent proposer ou accueillir différentes pistes de soutien négociées avec la famille.
En classe, les enseignants/es inscrivent à leur programme une pratique régulière de l’étude, avec recherche de différentes stratégies (réciter, identifier des mots importants, anticiper les questions possibles, prévoir le temps nécessaire à l’accomplissement d’une tâche, évaluer l’avancement du travail…).