Lecture -Ecriture

Leur apprentissage se construit le plus souvent dans des situations de communication variées, répétées et significatives.

L’écrit dans ses multiples fonctions (information, argumentation, créativité, …) et sa permanence est un véhicule culturel essentiel. Le livre en est un des supports principaux, nous lui accordons une place de choix dans notre bibliothèque – centre de documentation, nos bibliothèques de classe et différentes activités qui incitent nos élèves à l’investir.
Les élèves et l’équipe pédagogique éditent environ 4 fois par an le « Dis-moi tout », petit journal de la vie à l’école.

L’apprentissage de la lecture comme de l’écriture repose sur une bonne construction du schéma corporel et de la motricité fine. La collaboration entre les titulaires des classes du premier cycle primaire et les maîtres spéciaux de psychomotricité et d’éducation physique est essentielle.

En lisant, les élèves cherchent à qui s’adresse l’écrit, qui en est l’auteur, quel est son but et quels sont les moyens qu’il utilise pour y parvenir. La structure de l’écrit analysé est également comparée à d’autres. Les apprentissages installés à la découverte de chacune des structures sont organisés dans des outils de référence construits en classe.

En écrivant, les élèves mobilisent tous les apprentissages acquis lors de l’observation et l’analyse des textes. Ils utilisent leurs référents pour se guider et ajuster leur production.

Pour la correction de leurs écrits, ils utilisent une grille, construite par l’équipe pédagogique, elle les accompagne de la 1ière à la 6ième année primaire et ils la complètent au fur et à mesure de leurs apprentissages. Elle vise à identifier et à organiser les différents types de difficultés classées dans cinq grandes catégories : texte, phrase, grammaire, style et dialogue.

Le vocabulaire, l’orthographe, la grammaire et la conjugaison sont des outils essentiels pour bien comprendre et utiliser la langue.
Dans toute la mesure du possible, leur apprentissage s’inscrit dans la découverte et la production de textes qui seuls donnent sens à ces exigences.

Zoom sur la méthode d’apprentissage de la lecture en 1ère et 2ème années

Construction d’une méthode qui donne du sens en s’appuyant sur le code :

– Donner du sens :

o En variant les types et les genres de textes (histoires – comptines – recettes – B.D. …) pour varier les différentes stratégies d’apprentissage ;
o En donnant du sens aux apprentissages, apprentissages fonctionnels ;
o En travaillant l’inférence pour aider à la compréhension et permettre à l’enfant de chercher plus loin ;
o En rédigeant quotidiennement le carnet de bord.

– Travailler le code :

C’est-à-dire le travail de l’ensemble des outils qui vont permettre aux enfants de déchiffrer un texte pour aller vers le sens.

o Le travail du code commence concrètement dès la troisième maternelle et se prolonge dans le courant de la première année avec la méthode des ALPHAS. Celle-ci permet une étude des sons et s’avère une aide importante à l’appropriation de la syllabation.

o Au travers de textes issus du quotidien de la classe et différents manuels dont MIRABELLE, on fixe la reconnaissance de mots, de sons ou de lettres par des exercices.

o A partir d’une liste de mots de V.O.B., différents classements permettent l’association d’un phonème (son) à différents graphèmes (écriture) et vice-versa ; ces classements se complexifient en deuxième année et seront poursuivis au début de la troisième année avec les sons composés.

o Les exercices de calligraphie de lettres et de chiffres mettent l’accent sur l‘importance du sens de l’écriture. C’est le premier pas vers la production écrite, élément indispensable de l’apprentissage de la lecture.

Zoom sur les ateliers de négociation graphique (A.N.G.) en 3ème et 4ème années

Les ANG, une démarche de résolution de problèmes au service de la production écrite : comment développer la capacité à réfléchir ensemble sur la langue ?

o Des phrases sont sélectionnées par l’enseignant de façon à centrer la réflexion sur une ou plusieurs difficultés précises. Ces phrases sont dictées aux élèves rassemblés en groupes restreints.

o Durant un premier temps, chacun souligne les mots pour lesquels il éprouve un doute orthographique.

o Dans une seconde phase, les élèves lisent et comparent les différentes graphies. Lors de la mise en commun, l’enseignant engage une discussion au cours de laquelle chacun doit pouvoir exprimer les arguments qui sous-tendent la graphie proposée. L’enseignant réoriente la réflexion, souligne les points à aborder, veille à ce que chacun s’exprime, demande des justifications. La séance peut se clôturer par une nouvelle dictée des phrases travaillées afin de donner aux élèves l’occasion de produire une phrase correcte et agir ainsi positivement sur l’image de soi en leur donnant l’opportunité de percevoir qu’ils sont capables de progresser. L’activité traditionnelle de dictée se voit ainsi doublée d’une dimension réflexive : les élèves verbalisent et confrontent leur manière d’appliquer les règles et développent progressivement une attitude de doute et de révision de leurs écrits.

o L’erreur est ici considérée comme le témoin d’une connaissance en construction et comme l’état d’une compréhension à un moment donné. L’objectif est d’éviter de dévaloriser les écarts à la norme afin de ne pas endommager la confiance en soi des élèves et par là, limiter leur volonté d’expression par l’écrit.

o Les ANG à l’école est un projet initié par France Neuberg et Patricia Schillings, chercheuses au Service d’Analyse des Systèmes & des Pratiques de l’Enseignement de l’ULg.