Texte libre 7

                                                                                                Monsieur Soir 

Monsieur Soir dormait la journée, se levait la nuit et jouait avec son chat.

Quand il voulait manger, il allait au magasin, mais c’était fermé. Alors Monsieur Soir cherchait dans les poubelles, et parfois il trouvait des restes d’aliments.

Le problème, c’est qu’il n’arrivait pas à se faire des amis.

Alors, il décida de téléphoner à Madame Matin pour lui demander de déposer devant sa porte de la nourriture.

Maintenant que son problème est réglé, il peut chercher de nouveaux copains et copines.

                                                                                                                                        Marine Lhoest

 

Dans ce texte, nous avons évité les répétitions.

Nous avons cherché le sens précis des connecteurs comme « mais, alors ».

Nous avons imaginé d’autres problèmes pour Monsieur Soir. Nous lui avons trouvé des solutions.

Certains ont eu envie d’écrire la suite de l’histoire.

Rédaction d’une interview 

Rencontre avec Thomas Lavachery par les élèves de 5-6 B
1) A quel âge avez-vous commencé à écrire ?

T.L. : J’ai commencé à écrire à l’âge de 12, 13 ans des petits romans. C’est à 17, 18 ans que j’ai vraiment eu l’envie de devenir écrivain et c’est quand j’ai eu 30 ans que j’ai écrit « Bjorn Le Morphir ». Un de mes auteurs préférés est Jack London qui a écrit de supers romans d’aventures comme « Croc-Blanc ».

 

2) Pourquoi avez-vous décidé de devenir écrivain ?

T.L. : Je rassure tout de suite ceux qui n’aiment pas lire, à votre âge je détestais lire. Je préférais jouer dehors et trouver plein de petits animaux. Je lisais bien sûr, pour l’école, parce que j’étais obligé. C’est vers 17-18 ans que j’ai commencé à apprécier lire. Là je me suis rattrapé et j’ai lu beaucoup, beaucoup de romans et c’est en les lisant que je me suis dit que je voulais faire la même chose.
3) Pourquoi avez-vous choisi d’écrire du fantastique ?

T.L. : A la base ce n’est pas du tout un style qui m’attire. On me demande souvent quels sont les 10 livres que j’emporterais sur une île déserte et je peux vous assurer qu’aucun des 10 ne rentreraient dans cette catégorie. C’est mon fils aîné qui m’a demandé un jour de lui raconter une histoire avec des chevaliers, des dragons et des trolls. Je m’y suis attelé et ce premier récit a duré 15 jours : tous les soirs mon fils avait droit à la série de Bjorn. Puis, il me l’a redemandée quelques fois. J’ai pu améliorer mon récit au fur et à mesure que mon fils me demandait l’histoire en fonction de ses envies, de ses remarques et de son ressenti. Puis un jour, j’ai décidé de la mettre par écrit.

 

4) Votre style d’écriture a-t-il évolué depuis votre premier roman ?

T.L. : Je pense que oui. J’ai relu mes 8 romans de Bjorn pour faire une nouvelle édition et j’y ai trouvé une évolution dans mon style. J’ai donc corrigé quelques erreurs ; certaines tournures de phrases me déplaisaient, je les ai changées et j’ai décidé d’harmoniser mes textes. Donc, je constate que je me suis amélioré.

 

5) D’où viennent vos mots fantastiques, tels que « Morphir » ?

T.L. : Le mot « Morphir » vient du mot métamorphose. Car un Morphir est un personnage qui est très timide et qui a peur de tout puis qui se transforme rapidement pour devenir courageux et fort.

 

6) Dans Bjorn Le Morphir, de quoi parle la chanson des demi-trolls interprétée par Dizir ?

T.L. : « Pense amour de vous >> Je pense à la sensation amoureuse que j’ai pour vous.

Et celui des dieux

Ils ont tous deux grandioses

L’amour est joyeux. »

Ce langage que je donne aux trolls est une langue moyenâgeuse totalement inventée. Les « Z » sont dus au zézaiement des trolls et des demi-trolls.
7) Quel est votre gnome préféré ?

T.L. : C’est très difficile à dire mais je dirai le Farfajoll, le gnome des eaux. C’est grâce à lui que tout a démarré. Mais je les aime quand même tous.

 

8) De quoi vous êtes-vous inspiré pour la saga de Tor ?

T.L. : J’ai été inspiré par un livre que ma maman m’a raconté quand j’étais petit. Il s’agit du Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède. C’est l’histoire d’un petit garçon vraiment pas gentil. Un jour, un gnome bouscule sa vie en le transformant en petit bonhomme. Il finit par voyager à dos de jarre (une grosse oie) et il fait le tour de la Suède. L’auteur a écrit ce livre pour faire découvrir la géographie de la Suède aux enfants suédois.
9) Combien de temps prenez-vous pour réaliser une illustration ?

T.L. : Je prends beaucoup de temps pour mes illustrations : entre 1 et 4 heures. Tout dépend de la taille de l’illustration.

 

10) Parmi vos œuvres, laquelle est votre préférée ?

T.L. : Mon livre préféré est « Ramulf ». C’est un roman de 600 pages et j’ai mis un an pour l’écrire. Le héros de ce roman s’appelle Ramulf et il vit au Moyen Âge dans un pays qui ressemble plus à la France que celui de Bjorn. Je ne sais pas trop pourquoi c’est mon préféré, c’est très subjectif.

 

11) Quels sont vos prochains projets, votre prochain roman ?

T.L. : Rumeur est un roman pour adolescent qui va bientôt sortir. L’histoire se passe en Amazonie et elle explique les conséquences qu’entraine une rumeur. Ensuite, il y a un autre roman qui va bientôt sortir qui s’appelle Le voyage de Fulmir. Je viens de finir d’écrire un nouveau Tor : Tor et le cow-boy, vous ne le trouverez donc pas tout de suite en librairie. Et pour le moment, je travaille sur une Robinsonnade qui se passe au sud de la Nouvelle-Zélande sur l’île d’Auckland. Cette île est loin d’être paradisiaque et je me renseigne beaucoup sur la faune et la flore.

 

12) Pensez-vous arrêter d’écrire ?

T.L. : Non, pas du tout, mais peut-être quand je serai vieux ou que je serai obligé, mais je n’en ai pas envie. Je connais très peu d’auteurs qui arrêtent d’écrire par choix. Quand nous faisons un métier passion et/ou artistique, on a rarement envie d’arrêter.